SAINTE RITA UNE ENFANT PREDESTINEE

Publié le 27/05/2017 à 19:36 par sainteritadecascia Tags : sainte Rita Cascia enfance prédestinée Jésus
SAINTE RITA UNE ENFANT PREDESTINEE

UNE ENFANT PREDESTINEE


Nous sommes en 1380. Il y a un demi-siècle que la guerre de Cent Ans est commencée entre l'Angleterre et la France. Jeanne d'Arc n'est pas encore née et il faudra attendre encore cinquante ans pour qu'elle délivre la France.

Pendant ce temps, à Cascia, petit village d'Ombrie sis dans les monts Apennins à 150 km environ au nord de Rome, au hameau de Roccaporena, vit le ménage d'Antonio Lotti et Amata Mancini; les époux, qui s'aiment tendrement, font l'édification de leur entourage; ils pratiquent fidèlement les vertus évangéliques, en particulier ce sont des artisans de paix, on les a surnommés porte-paix car ils s'efforcent, et le plus souvent avec succès, de régler à l'amiable les différends entre leurs voisins.

Mariés depuis déjà un certain nombre d'années, ils auraient tout pour être parfaitement heureux, si le Ciel leur avait donné la joie d'avoir des enfants. Mais Amata commence à vieillir et ils n'osent plus espérer. C'est alors qu'un jour d'automne, tandis qu'elle vaquait aux travaux du ménage, Amata entendit un souffle de vent, puis une voix lui murmura:

« Ne crains rien, Amata, tu vas donner le jour à une petite fille. Antonio et toi vous l'aimerez tendrement ! Et le Seigneur l'aimera encore plus !»

Le soir venu, elle confia à Antonio les paroles de l'Ange car qui donc, sinon un ange, aurait pu apporter ce message ? A quelque temps de là, un nouveau souffle de vent se fit entendre et la même voix lui dit:

« Amata, le jour approche. Cette enfant, tu la nommeras Rita, en l'honneur de sainte Margherita. Ce petit nom, par elle, deviendra un grand nom !»

Le mot margarita, en latin, veut dire perle. Nous verrons que cette enfant fut bien en effet une perle pour l’Église.

C'est ainsi qu'au mois de mai 1381 est née au foyer des Loto la petite Margherita. Tous les voisins sont venus complimenter les heureux parents et en même temps, ils ont été surpris du prénom qui lui a été donné car ce n'est la tradition dans aucune des deux familles. Le curé de Cascia lui-même doit se faire prier pour la baptiser sous un surnom, ce qui non plus n'est pas l'usage.

Rita pouvait avoir à peine un an. Ses parents étaient partis travailler aux champs et, comme il faisait beau, ils l'avaient emmenée avec eux, couchée à l'ombre dans une corbeille d'osier. Un paysan, qui venait de se blesser avec sa faucille, se hâte de rentrer chez lui pour se soigner. Passant devant la petite fille, il est tout surpris de voir un essaim d'abeilles voleter au-dessus d'elle; les insectes entrent même dans sa bouche, mais ne lui font aucun mal. La petite Rita se contente de sourire. Cependant il approche sa main blessée pour chasser les abeilles et, comme il la retire, il constate qu'elle est parfaitement guérie. Plus la peine donc de rentrer chez lui. Alors il s'empresse de raconter son aventure aux parents, qui travaillent à proximité. Les parents, et avec eux tout le village, se demandent: « Que sera donc cette enfant?»

La petite Rita grandit dans ce foyer si profondément chrétien où l'on est reconnaissant à Dieu pour la grande faveur si longtemps attendue. Elle reçoit tous les principes et les exemples que l'on était en droit d'attendre dans une telle famille. Dès qu'elle est en âge de comprendre, ses parents lui apprennent ses prières et suscitent en elle l'amour de Dieu et de la Vierge Marie. Très tôt, Rita s'impose elle-même de petites mortifications et refuse toute coquetterie. Spontanément, elle fait tout ce qu'elle peut pour aider ses vieux parents.

Vers l'âge de douze à quatorze ans, elle commence à penser à la vie religieuse, pour pouvoir se consacrer à la contemplation de la Passion du Sauveur.